Duperie d'une étude d'image de la ville (1) : fausse sociologie, vrai marketing politique
Dans une série d'articles à venir nous allons étudier l'étude "d'image de la ville" commandée par le maire de Vernon, jusqu'alors dissimulée, que vous avez payée à hauteur de 14 900 euros. Nous y découvrirons, outre des intentions intéressées malsaines, d'étonnantes confirmations de nos analyses sur l'état désastreux de la ville, reflet local de la politique menée par l'UMPS communautariste et antinationale.
Nous incitons les patriotes vernonnais à en faire une lecture attentive pour mieux comprendre comment et pourquoi on les "sondent". Parlons d'abord d'identité et de communication.
Cette étude "sociologique" se propose "d'analyser les éléments constitutifs de I'identité vernonnaise." C'est ce qu'indique sa page d'introduction. Nous allons voir qu'elle n'a rien de sociologique dans sa finalité.
L'identité vernonnaise ?
La gauche UMPS nous explique pourtant depuis longtemps que s'intéresser à l'identité d'une population est une notion nauséabonde, symptôme d'un repli identitaire propre "à l'extrême droite", aux Identitaires, aux nationalistes. Car définir une identité serait exclure d'autres identités en concurrence.
Ainsi, il y a quelques années, il ne fallait pas parler d'identité nationale, mais on pourrait ici soudain parler d'identité vernonnaise !
Or l'étude démontre que cette identité "repose sur une ville perçue et vécue en tension au sein d'une population clivée qui se replie sur des entre soi." Elle met en évidence des clivages ethniques, religieux, générationnels, catégoriels socio-professionnels. Elle y met l'accent sur la facteur de l'immigration et note des mentions de prosélytisme religieux.
Il n'y a donc pas d'identité de rassemblement émergente, conclue t-elle. On pouvait s'en douter !
Dès lors, pourquoi la gauche UMPS se pose t-elle cette question d'identité commune ?
Elle qui prone la valorisation des minorités, toutes les minorités, rien que les minorités, dont il faudrait "respecter les identités".
Tout simplement parce que sont projet n'est pas de mesurer l'état de fracture et de tension collective pour y remédier. Elle cherche les moyens d'en bénéficier en pérénnisant les facteurs clivant qu'elle a théorisés, initiés, dont elle tire profit. Politicienne, elle ne cherche pas une réalité sociologique, mais l'analyse stratégique de l'état d'un marché : celui de l'électorat.
Non, son projet est de construire et ajuster sa propre identité de marque, non pas en tant que ville ou municipalité, mais en tant que future candidate à l'élection. Marchande de produits obsolètes (socialisme en toc), elle doit rénover son fond de commerce : cultiver les clivages et nourrir le clientélisme. Nous sommes dans une pure méthodologie marketing, déguisée en mission de service publique.
Décodons l'idéologie UMPS
- identité du peuple réel = racisme à réprimer
- identité construite par la com = vertu à financer (si possible par ceux qu'on réprime)
Le prétexte fallacieux de l'optimisation de la communication
L'étude "aborde le manque d'avenir collectif vécu par les habitants lié à une communication qui ne légitime pas I'action municipale." (Curieuse rhétorique convenue : c'est quoi un manque d'avenir collectif vécu ? Les mots ont-ils encore un sens ?)
Cette phrase est à rapprocher de l'étude IFOP commanditée par la CAPE et Gérard Volpatti, centrée sur la perception de sa communication, surtout pas de sa gestion.
On y voit d'emblée que dans la relation des élus aux habitants, la communication prime au point d'être sans complexe érigée en facteur de légitimité ! Je communique bien donc je suis légitime. Peu importe ma gestion, ni le service de l'intérêt général.
Nous pensions naïvement que la légitimité se fondait sur la représentativité. Cette inversion des valeurs est reflet d'une inversion généralisée des processus tant démocratiques qu'économiques.
Il est évident qu'aucun élu n'ira demander une étude de représentativité en cours de mandat. Alors on parle de communication à optimiser.
Décodons le vocabulaire UMPS :
- information = données pour réfléchir
- communication = contenu pour ne pas réfléchir
Dans notre programme municipal Bleu Marine, nous étudions la proposition d'une commission citoyenne vernonnaise, pluraliste et indépendante, qui pourra opérer des consultations cycliques des citoyens ou des études thématiques. Nous y gagnerons de la transparence, du dialogue social, et des économies budgétaires.
A suivre.
Vous pouvez consulter ou télécharger le rapport de l'étude sur le site du Petit journal politique de Vernon. Lien ci-dessous
C'est une information qui a déjà fait couler beaucoup d'encre dans la ville. En avril 2012, la mairie de Vernon commandait une enquête d'opinion à SCP Communication, décrite comme " une offici...
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